Guide 2026

Plateforme agréée auto-entrepreneur : l'obligation au 1er septembre 2026

Par Romain Petit · · Mis à jour le

Depuis le 1er septembre 2026, un auto-entrepreneur doit être en mesure de recevoir ses factures par une plateforme agréée immatriculée par la DGFiP. Le registre officiel en compte 150 au 1er septembre 2026, plus 16 opérateurs en attente. L'obligation d'émettre, elle, arrive le 1er septembre 2027.

Plateforme agréée auto-entrepreneur : l'obligation au 1er septembre 2026
  • ✓Recevoir d'abord, émettre ensuite : une micro-entreprise doit pouvoir recevoir ses factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, et devra les émettre à compter du 1er septembre 2027 (service-public.gouv.fr, fiche F39785 consultée le 01/09/2026).
  • ✓150 plateformes agréées immatriculées et 16 opérateurs encore en attente du test d'interopérabilité, d'après les deux fichiers officiels de la DGFiP téléchargés et comptés ligne à ligne le 01/09/2026.
  • ✓Plateforme agréée n'est pas un label marketing : l'immatriculation est délivrée par le Service d'Immatriculation de la DGFiP pour trois ans renouvelables, et l'ancien sigle PDP a disparu du vocabulaire officiel.
  • ✓Plusieurs outils très répandus chez les indépendants ne figurent pas au registre : Freebe, Henrri, Facture.net, Evoliz et Propulse by CA en sont absents au 01/09/2026. Ils ne sont pas hors-la-loi pour autant, mais ils doivent être raccordés à une plateforme agréée.
  • ✓Le ticket d'entrée est nul : Indy, Abby, Tiime et Pennylane proposent tous un palier gratuit pour une micro-entreprise, d'après leurs grilles tarifaires publiques relevées le 01/09/2026.

Plateforme agréée et auto-entrepreneur : ce qui s'applique depuis le 1er septembre 2026

Un auto-entrepreneur doit, depuis le 1er septembre 2026, être en mesure de recevoir ses factures fournisseurs au format électronique, et cette réception passe obligatoirement par une plateforme agréée. La page « Facturation électronique et plateformes agréées » de la DGFiP, consultée le 01/09/2026, l'écrit sans détour : les entreprises assujetties devront recourir aux services d'une plateforme agréée pour transmettre et recevoir leurs factures électroniques et pour adresser des données de transactions et de paiement à l'administration à compter du 1er septembre 2026.

La deuxième échéance est celle qui concerne le plus directement une micro-entreprise. La fiche F39785 de service-public.gouv.fr, relevée le 01/09/2026, distingue deux régimes de dates : la micro-entreprise et la PME doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques à compter du 1er septembre 2026, et doivent émettre et transmettre leurs factures au format électronique à compter du 1er septembre 2027. Les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises, elles, cumulent les deux obligations dès le 1er septembre 2026.

Concrètement, un indépendant qui facture des entreprises françaises a donc douze mois pour organiser son émission, mais zéro jour pour organiser sa réception. C'est cette asymétrie qui piège : le client qui bascule en septembre 2026 envoie sa facture à une adresse de facturation électronique, et si l'auto-entrepreneur n'est raccordé à rien, la facture n'arrive nulle part. Le sujet n'est pas la sanction, il est la circulation des documents entre deux entreprises.

Calendrier applicable à une micro-entreprise, d'après la fiche F39785 de service-public.gouv.fr (relevée le 01/09/2026)
ÉchéanceObligationQui est concerné
1er septembre 2026Être en mesure de recevoir des factures électroniquesToutes les entreprises assujetties, micro-entreprises comprises
1er septembre 2026Émettre et transmettre au format électroniqueGrandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire
1er septembre 2027Émettre et transmettre au format électroniquePME, TPE et micro-entreprises

La marche à suivre côté administration tient en cinq étapes que la fiche officielle détaille : comprendre le rôle d'une plateforme agréée, cartographier ses flux de facturation, choisir une plateforme, vérifier son rattachement dans l'annuaire de la facturation électronique, et en changer si elle ne convient plus. Le détail de la troisième étape est traité dans notre guide choisir sa plateforme agréée, et celui de la quatrième dans comment déclarer sa plateforme agréée.

Plateforme agréée ou solution compatible : la distinction qui engage votre facturation

C'est la confusion la plus coûteuse du moment, et elle est explicitement traitée par la DGFiP. Une plateforme agréée est un opérateur de dématérialisation immatriculé par l'administration fiscale, pour une durée de trois ans renouvelable, par un service dédié créé au sein de la DGFiP : le Service d'Immatriculation. Seule une plateforme agréée est habilitée à assurer toutes les fonctionnalités prévues par la réforme.

Une solution compatible, à l'inverse, n'est pas immatriculée. La fiche service-public la définit comme une solution informatique raccordée à une plateforme agréée, ce qui lui permet de satisfaire aux obligations réglementaires de son utilisateur. Autrement dit : une solution compatible reste parfaitement utilisable, mais elle ne transmet rien elle-même. Elle s'appuie sur une plateforme agréée en arrière-plan, et c'est ce raccordement qu'il faut vérifier auprès de l'éditeur, pas le logo « conforme 2026 » posé sur une page produit.

Plateforme agréée (PA) et solution compatible (SC) : ce que chacune peut faire, d'après impots.gouv.fr et service-public.gouv.fr (relevé le 01/09/2026)
Point de comparaisonPlateforme agrééeSolution compatible
Immatriculation DGFiPOui, pour 3 ans renouvelablesNon
Émettre et recevoir vos factures électroniquesOui, directementNon : passe par une plateforme agréée
Transmettre vos données à l'administrationOuiNon
Utilisable par un auto-entrepreneurOuiOui, si le raccordement à une PA est effectif
Figure au registre public de la DGFiPOuiNon

Ce point mérite d'être posé noir sur blanc, parce qu'il concerne les outils les plus installés chez les indépendants français. En comparant nom par nom les 166 lignes des deux fichiers officiels de la DGFiP le 01/09/2026, plusieurs solutions très utilisées en micro-entreprise n'y apparaissent tout simplement pas :

  • Freebe — absent du registre au 01/09/2026
  • Henrri — absent du registre au 01/09/2026
  • Facture.net — absent du registre au 01/09/2026
  • Evoliz — absent du registre au 01/09/2026
  • Propulse by CA — absent du registre au 01/09/2026
  • Zervant — absent du registre au 01/09/2026

Cette absence ne signifie pas que ces outils deviennent inutilisables : elle signifie qu'ils relèvent de la catégorie « solution compatible » et qu'il faut donc leur demander à quelle plateforme agréée ils sont raccordés, et depuis quand. La question à poser au support tient en une phrase, et la réponse doit citer un nom présent sur la liste officielle des plateformes agréées immatriculées.

Le registre DGFiP au 1er septembre 2026 : 150 plateformes agréées, 16 en attente

La DGFiP publie deux fichiers distincts, et c'est une nuance que la plupart des comparatifs écrasent en un chiffre unique. Le premier, la liste des opérateurs en attente de rapport d'audit, contient les plateformes déjà immatriculées : 150 lignes au 01/09/2026. Le second, la liste des opérateurs en attente du test d'interopérabilité, en contient 16. Le total de 166 souvent cité additionne les deux sans dire que le statut n'est pas le même.

Quatre lignes de la liste des immatriculées portent la mention « à venir » à la place d'une date de délivrance au 01/09/2026 : BLG, CYCLOPE, FISKALTRUST et LUNDI MATIN. Autre piège de lecture, le nom déposé au registre n'est pas toujours le nom commercial : Tiime y figure sous « TIIME PDP », Sellsy sous « TeamSystem Sellsy », et Dougs sous « Dougs Facturation gratuite ». Chercher « Tiime » dans le fichier avec la bonne casse et sans la mention PDP ne renvoie rien, ce qui explique une partie des articles affirmant qu'un outil n'est pas agréé.

Dates de délivrance du numéro d'immatriculation des plateformes les plus citées chez les indépendants, extraites du fichier DGFiP des plateformes agréées immatriculées (relevé le 01/09/2026)
Nom au registre DGFiPDate de délivranceNom commercial usuel
PENNYLANE11/12/2025Pennylane
Dougs Facturation gratuite12/12/2025Dougs
TIIME PDP18/12/2025Tiime
QONTO18/12/2025Qonto
TeamSystem Sellsy24/12/2025Sellsy
AXONAUT08/01/2026Axonaut
INDY09/01/2026Indy
ABBY29/01/2026Abby
VosFactures15/04/2026VosFactures
Shine21/05/2026Shine

Le registre bouge chaque semaine : le fichier des immatriculées est passé de 148 à 150 lignes entre le 30/08 et le 01/09/2026, pendant que celui du test d'interopérabilité descendait de 18 à 16. Un article qui donne un chiffre sans sa date ne vaut donc rien sur ce sujet. La version triée et commentée de cette liste est tenue à jour dans notre comparatif des plateformes agréées de facturation électronique.

Quelle plateforme agréée pour un auto-entrepreneur : quatre offres relevées le 1er septembre 2026

Pour une micro-entreprise, le critère de choix n'est pas la richesse fonctionnelle : c'est le coût du palier où l'on tombe dès qu'on dépasse la facturation nue. Les quatre plateformes agréées ci-dessous couvrent toutes l'émission et la réception des factures électroniques dans leur offre gratuite. La différence se joue sur le moment où il faut payer, et pourquoi. Une cinquième ligne, Freebe, est ajoutée volontairement : c'est l'outil de facturation le plus installé chez les freelances français, et il n'est pas au registre.

Plateformes agréées et micro-entreprise : offres publiques relevées le 01/09/2026 sur les sites des éditeurs

OutilStatut au registre DGFiP (01/09/2026)Offre d'entréePalier suivantProfil visé
Logo IndyIndyLe plus completImmatriculée le 09/01/2026Essentiel, 0 €Plus, dès 9 € HT/mois (108 € HT/an)Micro qui veut compta et compte pro au même endroit
Logo AbbyAbbyLe moins cher au palier payantImmatriculée le 29/01/2026Basique, 0 €Start, 5,85 € HT/mois en promotion (9 € HT hors promotion)Micro qui facture peu et surveille ses seuils Urssaf
Logo TiimeTiimeImmatriculée le 18/12/2025, sous « TIIME PDP »Free, 0 €Smart, 17,99 € HT/mois (215,88 € HT/an)Micro en B2B qui veut un compte pro inclus
Logo PennylanePennylaneImmatriculée le 11/12/2025Plan micro-entreprise, 0 €Starter, 7 € HT/moisMicro déjà suivie par un cabinet comptable
Logo FreebeFreebeAbsent du registreAbsente du registre au 01/09/2026Aucune offre gratuite12,50 €/mois, facturé 150 € TTC/anFreelance qui devra vérifier le raccordement à une PA

Deux remarques sur la lecture de ce tableau. La promotion Abby affichée à -35 % est datée : elle porte la mention « Promotion rentrée » sur abby.fr/tarifs le 01/09/2026, et le prix de référence hors promotion est de 9 € HT par mois sur le plan Start. Chez Indy, le prix d'appel de 9 € HT suppose un paiement annuel de 108 € HT ; en mensuel, la même offre est facturée 12 € HT par mois, soit 144 € HT sur douze mois. Le tri par prix affiché ne donne donc pas le même classement que le tri par coût réel sur un an.

Immatriculée PA le 09/01/2026
Logo Indy

Indy

Comptabilité, facturation électronique et compte pro pour micro-entreprise

0 €
Plus dès 9 € HT/mois (108 € HT/an)
★★★★☆
Points forts
  • ✓Plateforme agréée immatriculée au registre DGFiP le 09/01/2026
  • ✓Palier gratuit qui couvre déjà l'émission et la réception des factures
  • ✓Déclarations Urssaf et compte pro dans la même interface
Points faibles
  • ✗Le prix d'appel de 9 € HT suppose l'engagement annuel : 12 € HT par mois en paiement mensuel
  • ✗Le lien de paiement sur facture est facturé 2,2 % du montant plus 0,15 €, d'après la grille publiée le 01/09/2026
Immatriculée PA le 29/01/2026
Logo Abby

Abby

Gestion de micro-entreprise avec suivi des seuils Urssaf et TVA

0 €
Start 5,85 € HT/mois en promotion, 9 € HT hors promotion
★★★★☆
Points forts
  • ✓Plateforme agréée immatriculée au registre DGFiP le 29/01/2026
  • ✓Alertes de seuils de TVA et estimation des cotisations Urssaf dès le plan Basique
  • ✓Palier payant le moins cher des quatre plateformes agréées de ce comparatif au 01/09/2026
Points faibles
  • ✗Le tarif de 5,85 € HT relevé le 01/09/2026 est une promotion de rentrée à -35 %, pas un prix de catalogue
  • ✗L'encaissement en ligne via Stripe est facturé 3,4 % plus 0,60 € sur le plan Start, d'après la grille publiée le 01/09/2026
Immatriculée PA le 18/12/2025
Logo Tiime

Tiime

Facturation et compte professionnel, sans lien d'affiliation avec ce site

0 €
Smart 17,99 € HT/mois (215,88 € HT/an)
★★★★☆
Points forts
  • ✓Plateforme agréée immatriculée le 18/12/2025, sous le nom de registre « TIIME PDP »
  • ✓Offre Free réellement gratuite, sans palier promotionnel à surveiller
  • ✓Compte pro inclus sous conditions dans les offres payantes
Points faibles
  • ✗Le premier palier payant, à 17,99 € HT par mois, est le plus cher des quatre plateformes agréées comparées ici
  • ✗Les chèques au-delà de dix par mois sont facturés 2 € par chèque, d'après la grille publiée le 01/09/2026
✓

Quelle plateforme agréée retenir selon votre situation

1
Micro-entreprise qui facture quelques clients par mois
Abby
Le plan Basique gratuit couvre l'émission et la réception, et le palier suivant est le moins cher du comparatif au 01/09/2026, y compris à son prix hors promotion de 9 € HT.
2
Indépendant qui veut compta, Urssaf et compte pro au même endroit
Indy
L'offre Plus à 108 € HT par an regroupe les déclarations fiscales obligatoires et le compte professionnel, ce qui évite un second abonnement.
3
Freelance qui refuse tout tarif promotionnel et veut un compte pro inclus
Tiime
Aucune commission ne nous lie à Tiime : son offre Free est gratuite sans mécanique de promotion, et le compte pro est inclus dans les offres payantes.
4
Micro-entreprise déjà suivie par un cabinet comptable
Pennylane
Le plan réservé aux micro-entreprises est à 0 € et le cabinet travaille dans le même outil, d'après la grille publiée le 01/09/2026.

Franchise en base de TVA : pourquoi vous restez concerné

C'est la question qui revient le plus souvent, et la réponse officielle ne laisse aucune marge d'interprétation. La fiche service-public.gouv.fr sur la facturation électronique précise que l'obligation concerne les opérations d'achat ou de vente de biens ou de prestations de services réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, y compris celles bénéficiant de la franchise en base de TVA.

Être en franchise en base signifie qu'on ne facture pas la TVA, pas qu'on sort du champ de la TVA. Un auto-entrepreneur en franchise reste un assujetti non redevable, et c'est la qualité d'assujetti qui déclenche l'obligation. La mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » que porte une facture de micro-entreprise n'exonère donc de rien sur ce terrain, et la fiche pratique de l'Urssaf sur la rédaction d'une facture reste la référence pour les mentions obligatoires classiques.

Le second volet de la réforme, le e-reporting, suit une logique différente : il porte sur les ventes aux particuliers et les opérations avec l'étranger, celles qui n'entrent pas dans le champ de la facturation électronique entre entreprises françaises. Un auto-entrepreneur qui vend exclusivement à des particuliers ne fera donc pas d'e-invoicing entre entreprises, mais devra transmettre des données de transaction. Les obligations comptables de base, elles, ne changent pas : le livre des recettes reste régi par la fiche obligations comptables du micro-entrepreneur.

Les quatre étapes à boucler avant le 1er septembre 2027

La bonne séquence n'est pas « choisir un logiciel » : c'est vérifier d'abord ce qui est déjà en place, parce qu'un indépendant sur deux utilise déjà un outil qui a réglé la question sans le lui dire. Ces quatre étapes reprennent la démarche décrite par l'administration, appliquée au cas d'une micro-entreprise.

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1. Vérifier si votre outil actuel est immatriculé

Ouvrez la liste officielle des plateformes agréées et cherchez le nom de votre logiciel de facturation. Cherchez aussi le nom du groupe qui l'édite : plusieurs outils figurent au registre sous un nom différent de leur marque commerciale, comme « TIIME PDP » pour Tiime.

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2. Si l'outil est absent, demander son raccordement

Une solution non immatriculée reste utilisable si elle est raccordée à une plateforme agréée. Demandez à l'éditeur le nom de cette plateforme et vérifiez qu'il figure bien au registre. Une réponse évasive ou un simple badge « conforme 2026 » sur le site de l'éditeur ne suffit pas.

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3. Choisir votre plateforme et ouvrir le compte

Le palier gratuit suffit à la plupart des micro-entreprises pour émettre et recevoir. Le raisonnement complet, critère par critère, est détaillé dans notre guide choisir sa plateforme agréée.

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4. Vérifier votre présence dans l'annuaire

L'annuaire de la facturation électronique indique, pour chaque entreprise, la plateforme agréée chargée de recevoir ses factures et ses adresses électroniques de facturation. C'est là que vos clients iront chercher où vous envoyer une facture. La procédure est décrite dans comment déclarer sa plateforme agréée.

Une dernière chose sur le calendrier : rien n'oblige à attendre septembre 2027 pour émettre en électronique. Les quatre plateformes agréées comparées plus haut le permettent déjà depuis leur palier gratuit, et le faire en 2026 revient à découvrir les frottements sur un volume choisi plutôt que le jour de l'échéance. Ce que change exactement la date du 1er septembre 2026 pour l'ensemble des entreprises est détaillé dans notre guide sur l'échéance du 1er septembre 2026, et la page « Facturation électronique : qu'est-ce que ça change pour moi ? » de la DGFiP complète le tableau.

Passer sur une plateforme agréée sans changer de comptabilité

Indy est immatriculée au registre DGFiP depuis le 09/01/2026 et son offre Essentiel, à 0 €, couvre déjà l'émission et la réception des factures électroniques.

FAQ

Questions fréquentes sur la plateforme agréée en auto-entreprise

Qui est concerné par la facturation électronique ?

Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, y compris les micro-entreprises en franchise en base, d'après la fiche F39785 de service-public.gouv.fr consultée le 01/09/2026. Pour un auto-entrepreneur, l'obligation de recevoir ses factures via une plateforme agréée s'applique depuis le 1er septembre 2026. L'obligation d'émettre ses factures au format électronique arrive le 1er septembre 2027. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, elles, cumulent les deux obligations dès le 1er septembre 2026.

Quelles sont les entreprises soumises à l'obligation d'émettre des factures dématérialisées ?

L'obligation d'émission suit un calendrier en deux temps. Depuis le 1er septembre 2026, elle vise les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. À compter du 1er septembre 2027, elle s'étend aux PME, aux TPE et aux micro-entreprises. Dans les deux cas, elle ne concerne que les opérations réalisées avec d'autres entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Les ventes aux particuliers et les opérations avec l'étranger relèvent du volet e-reporting, avec ses propres règles de transmission.

Qu'est-ce qu'une facture électronique ?

Ce n'est pas un PDF envoyé par e-mail. Une facture électronique au sens de la réforme est un fichier structuré, émis, transmis et reçu par une plateforme agréée, dont certaines données sont extraites et envoyées à l'administration fiscale. La page « Facturation électronique et plateformes agréées » de la DGFiP, consultée le 01/09/2026, cite parmi ces données l'identification du fournisseur et du client, le montant hors taxes de l'opération, le montant de la TVA due et le taux appliqué.

Comment passer à la facture électronique ?

En quatre temps, pour une micro-entreprise. D'abord vérifier si l'outil de facturation déjà utilisé figure sur la liste officielle des plateformes agréées, en cherchant aussi son nom de registre, parfois différent du nom commercial. Ensuite, s'il en est absent, demander à l'éditeur à quelle plateforme agréée il est raccordé. Puis ouvrir un compte sur la plateforme retenue, un palier gratuit suffisant dans la plupart des cas. Enfin, vérifier son rattachement dans l'annuaire de la facturation électronique.

Comment faire accepter la facture électronique à ses clients ?

La question ne se pose plus dans ces termes depuis le 1er septembre 2026 : la réception est une obligation légale pour toutes les entreprises assujetties, pas un choix commercial. Un client français assujetti à la TVA doit être en mesure de recevoir une facture électronique. Ce qu'il reste à faire, en pratique, est de vérifier son adresse de facturation électronique dans l'annuaire officiel avant le premier envoi, puis de la conserver dans sa fiche client.