La prévoyance auto-entrepreneur est un filet de sécurité que trop peu de micro-entrepreneurs mettent en place avant d'en avoir besoin. En tant qu'auto-entrepreneur, vous ne bénéficiez d'aucune protection automatique comparable à celle des salariés en cas d'incapacité de travail prolongée, d'invalidité ou de décès. Les indemnités journalières versées par la CPAM couvrent une partie des arrêts maladie courts, mais elles restent insuffisantes face à un arrêt prolongé ou à une invalidité permanente. En 2026, souscrire une prévoyance pour auto-entrepreneur est devenu un réflexe indispensable pour quiconque souhaite protéger son niveau de vie et la continuité de son activité. Ce guide complet vous explique les différentes garanties disponibles, les types de contrats adaptés à votre statut, le coût réel et les avantages fiscaux, ainsi que les étapes concrètes pour choisir et souscrire la meilleure prévoyance. Pour comprendre l'ensemble de votre couverture sociale, consultez d'abord notre guide complet de l'auto-entrepreneuriat 2026.
Points clés à retenir
- Les auto-entrepreneurs bénéficient des indemnités journalières CPAM depuis 2020, mais leur montant reste limité et ne couvre pas les arrêts longs ni l'invalidité permanente
- Une prévoyance complémentaire couvre trois risques principaux : incapacité temporaire de travail (ITT), invalidité permanente (partielle ou totale) et décès
- Les contrats loi Madelin permettent aux auto-entrepreneurs imposés au réel de déduire les cotisations de prévoyance de leur revenu imposable
- Le coût d'une prévoyance individuelle pour auto-entrepreneur varie généralement entre 30 et 150 euros par mois selon l'âge, le niveau de garanties et la profession
- Sans prévoyance, un arrêt de travail de 6 mois peut diviser par deux voire anéantir le niveau de vie d'un micro-entrepreneur qui n'a pas de filet de sécurité
- La souscription doit intervenir le plus tôt possible : les délais de carence contractuels s'appliquent et l'âge influe directement sur le tarif des cotisations
Gérez votre comptabilité et anticipez vos charges avec Indy
Indy automatise vos déclarations URSSAF, suit vos cotisations sociales et vous aide à estimer le coût réel d'une prévoyance dans votre budget. Idéal pour les auto-entrepreneurs qui veulent piloter leur protection sociale.
Essayer Indy gratuitementPrévoyance auto-entrepreneur : définition et enjeux en 2026
La prévoyance désigne l'ensemble des garanties permettant de maintenir un revenu de substitution lorsque vous ne pouvez plus exercer votre activité professionnelle, que ce soit temporairement ou de manière définitive. Pour un auto-entrepreneur, la prévoyance complémentaire s'ajoute aux protections minimales du régime général pour combler les lacunes importantes que celui-ci laisse subsister. En 2026, la couverture de base des auto-entrepreneurs via la CPAM comprend les indemnités journalières maladie (à partir du 4ème jour d'arrêt, sous conditions de revenus), les indemnités journalières maternité et paternité, et une pension d'invalidité calculée sur les revenus déclarés. Ces protections réelles mais limitées ne suffisent pas à maintenir votre niveau de vie en cas d'arrêt prolongé.
Le principal enjeu de la prévoyance auto-entrepreneur est le remplacement du revenu. Contrairement à un salarié qui perçoit un maintien de salaire via son employeur et sa prévoyance collective, l'auto-entrepreneur est seul face aux aléas de la santé. Un accident ou une maladie grave peut interrompre brutalement toute activité pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Sans revenu de substitution, vous serez contraint de puiser dans votre épargne personnelle ou de recourir à des aides sociales. L'article arrêt maladie auto-entrepreneur détaille en profondeur les indemnités journalières de la CPAM, leur calcul et leurs limites pour vous aider à mesurer le besoin réel de complément.
Bon à savoir : prévoyance vs mutuelle, deux protections complémentaires
La prévoyance et la mutuelle santé sont deux contrats distincts et complémentaires. La mutuelle rembourse les frais de santé (consultations, médicaments, hospitalisation) que la Sécurité Sociale ne couvre pas. La prévoyance, elle, remplace votre revenu quand vous ne pouvez plus travailler. Un auto-entrepreneur a idéalement besoin des deux. Ce guide porte uniquement sur la prévoyance. Pour la complémentaire santé, consultez notre guide dédié à la mutuelle pour travailleurs indépendants.
Pourquoi la prévoyance est indispensable pour un auto-entrepreneur ?
La prévoyance est indispensable pour un auto-entrepreneur en raison de la nature même du régime micro-entreprise. Contrairement aux salariés, vous ne bénéficiez d'aucun maintien de salaire contractuel, d'aucune prévoyance collective financée en partie par un employeur, et d'aucune participation aux frais de santé patronale. Tout repose sur votre activité : si vous ne travaillez pas, vous ne générez pas de chiffre d'affaires, et donc aucun revenu. Les cotisations URSSAF que vous versez chaque trimestre ouvrent certes des droits sociaux de base, mais les niveaux d'indemnisation restent significativement inférieurs à ce qu'un salarié percevrait dans la même situation.
- Aucun maintien de salaire automatique : en cas d'arrêt maladie, vous ne percevez que les indemnités journalières CPAM, plafonnées et soumises à conditions de revenus minimaux déclarés
- Délai de carence de 3 jours : les indemnités journalières maladie ne débutent qu'au 4ème jour d'arrêt, sans compensation pour les premiers jours non indemnisés
- Risque d'invalidité non couvert : la pension d'invalidité du régime général peut être faible si vos revenus déclarés étaient modestes, et elle ne couvre pas l'invalidité partielle dans tous les cas
- Pas de capital décès automatique suffisant : le capital décès de la Sécurité Sociale est limité et peut s'avérer insuffisant pour protéger votre famille et couvrir les charges courantes
- Risque professionnel non couvert : les accidents du travail pour les indépendants nécessitent une assurance spécifique que la prévoyance complémentaire peut intégrer
- Absence de revenu = cessation d'activité : un arrêt prolongé sans revenu de substitution peut conduire à la radiation de la micro-entreprise pour non-déclaration ou incapacité financière à maintenir l'activité
Pour bien mesurer votre exposition au risque, il est utile de vérifier régulièrement vos droits ouverts via votre compte CPAM et vos cotisations URSSAF. Notre article sur les cotisations sociales de l'auto-entrepreneur vous explique comment vos versements trimestriels construisent vos droits sociaux, et à partir de quel niveau de revenus les indemnités journalières sont activées.
Les garanties d'une prévoyance auto-entrepreneur en 2026
Un contrat de prévoyance auto-entrepreneur peut couvrir trois grandes familles de risques : l'incapacité temporaire de travail (ITT), l'invalidité permanente et le décès. La plupart des contrats individuels proposés aux travailleurs non salariés (TNS) et aux auto-entrepreneurs combinent tout ou partie de ces garanties. La couverture ITT est la plus courante et la plus utile au quotidien car elle complète les indemnités journalières CPAM dès le premier ou le deuxième jour d'arrêt selon les contrats.
| Garantie | Ce que c'est | Ce que ça couvre | Complément CPAM ? |
|---|---|---|---|
| Incapacité temporaire (ITT) | Arrêt de travail partiel ou total temporaire prescrit par un médecin | Indemnité journalière complémentaire dès J1, J3 ou J8 selon le contrat | Oui, complète les IJ CPAM |
| Invalidité permanente partielle (IPP) | Réduction durable de la capacité de travail entre 33% et 66% | Rente mensuelle proportionnelle au taux d'invalidité reconnu | Oui, complète la pension invalidité |
| Invalidité permanente totale (IPT) | Impossibilité définitive d'exercer toute activité professionnelle (>66%) | Rente mensuelle intégrale de substitution au revenu | Oui, complète la pension invalidité |
| Décès | Décès de l'assuré | Capital versé aux bénéficiaires désignés (conjoint, enfants) | Oui, complète capital décès SS |
| Perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) | Dépendance totale nécessitant l'assistance d'une tierce personne | Versement anticipé du capital décès + rente dépendance selon contrat | Oui |
| Accident du travail | Accident survenu dans l'exercice de l'activité professionnelle | Indemnisation spécifique accidents professionnels dès J1 | Oui, option possible |
La garantie ITT est généralement la plus sollicitée. Le montant de l'indemnité journalière complémentaire que vous choisissez à la souscription doit tenir compte de vos charges fixes (loyer, crédit, cotisations obligatoires) et du niveau d'indemnisation CPAM auquel vous avez droit. Pour un auto-entrepreneur dont le chiffre d'affaires mensuel tourne autour de 2 000 euros, une indemnité journalière complémentaire de 50 à 80 euros par jour peut s'avérer nécessaire pour maintenir l'équilibre budgétaire pendant un arrêt prolongé. Pour calculer avec précision vos indemnités CPAM actuelles, référez-vous à notre article complet sur l'arrêt maladie auto-entrepreneur.
Conseil : évaluez votre besoin avant de choisir vos garanties
Avant de souscrire, calculez votre 'minimum vital mensuel' : loyer ou remboursement crédit, charges fixes professionnelles, alimentation, cotisations URSSAF minimales. Déduisez les indemnités CPAM estimées et la différence correspond au minimum que votre prévoyance complémentaire doit couvrir. Ne vous sous-assurez pas par souci d'économie : une prévoyance insuffisante ne remplira pas son rôle au moment critique.
Comparatif des contrats de prévoyance : loi Madelin et alternatives
Les auto-entrepreneurs ont accès à plusieurs types de contrats de prévoyance, avec des différences importantes en matière de souplesse, de coût et d'avantages fiscaux. Le contrat loi Madelin est le dispositif de référence pour les travailleurs non salariés depuis 1994, mais d'autres solutions existent selon votre régime fiscal et vos besoins. Il est important de distinguer les auto-entrepreneurs au régime micro (versement libératoire ou barème progressif sans comptabilité détaillée) de ceux qui exercent au réel, car les possibilités de déduction fiscale diffèrent significativement.
| Type de contrat | Accessible aux AE ? | Avantage fiscal | Souplesse cotisations | Résiliation |
|---|---|---|---|---|
| Contrat loi Madelin prévoyance | Oui (si BIC/BNC réel, pas micro) | Déduction des cotisations du revenu imposable dans les limites Madelin | Cotisations annuelles fixes, peu flexible | Résiliation à date anniversaire |
| Prévoyance individuelle TNS (hors Madelin) | Oui, y compris régime micro | Aucun avantage fiscal spécifique | Mensualités modulables | Résiliation à 1 an selon loi Châtel/Hamon |
| Prévoyance collective via association | Selon statut et activité | Partielle selon conditions | Variable | Variable |
| Prévoyance via néoassureurs (Alan, etc.) | Oui | Aucun avantage fiscal spécifique | Mensualités, modification possible en ligne | Résiliation souple à tout moment pour certains |
Le contrat loi Madelin est particulièrement intéressant pour les auto-entrepreneurs qui ont opté pour un régime fiscal réel (BIC ou BNC au réel) plutôt que le régime micro. Dans ce cas, les cotisations versées dans le cadre d'un contrat Madelin sont déductibles du revenu professionnel imposable, dans des limites fixées chaque année par décret en fonction du plafond annuel de la Sécurité Sociale (PASS). Pour un auto-entrepreneur resté au régime micro, la déduction Madelin n'est pas applicable : la prévoyance reste une charge personnelle non déductible, mais son utilité protectrice reste entière. Notre article sur la retraite de l'auto-entrepreneur aborde également les dispositifs Madelin pour l'épargne retraite, qui fonctionnent sur un principe similaire.
Bon à savoir : loi Madelin et régime micro-entrepreneur
Les auto-entrepreneurs soumis au régime micro-fiscal ne peuvent pas déduire les cotisations loi Madelin de leur chiffre d'affaires. L'abattement forfaitaire du régime micro remplace toute déduction de charges réelles, y compris la prévoyance. Si vous avez opté pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, la situation est identique. Seul un passage au régime réel (BIC ou BNC réel) ouvre l'accès à la déductibilité Madelin. Cette bascule peut être intéressante à partir d'un certain niveau de charges réelles.
Pilotez vos finances avec Pennylane
Pennylane vous aide à suivre vos revenus, vos charges déductibles et à simuler l'impact fiscal d'une prévoyance loi Madelin sur votre revenu imposable. Un outil puissant pour les auto-entrepreneurs qui veulent optimiser leur fiscalité.
Découvrir PennylaneComment choisir sa prévoyance auto-entrepreneur en 2026 ?
Choisir la bonne prévoyance auto-entrepreneur requiert de croiser plusieurs critères : votre situation personnelle et familiale, votre niveau de revenus, votre exposition aux risques professionnels et votre capacité à supporter financièrement un arrêt de travail prolongé. Il n'existe pas de contrat universel idéal : la meilleure prévoyance est celle qui correspond précisément à vos besoins réels au tarif le plus compétitif. En 2026, le marché propose de nombreuses offres auprès des mutuelles, compagnies d'assurance, courtiers et néoassureurs, ce qui rend la comparaison indispensable avant toute souscription.
- Évaluez votre besoin de remplacement de revenu : calculez la différence entre vos charges fixes mensuelles et les indemnités CPAM auxquelles vous avez droit, c'est le montant minimal à couvrir
- Choisissez la franchise adaptée : la franchise (délai de carence contractuel) est la durée après laquelle l'assureur commence à verser les indemnités, elle influe directement sur le tarif (franchise 15 jours moins chère que franchise 3 jours)
- Vérifiez les exclusions de garanties : certains contrats excluent les maladies préexistantes, les affections dorsales ou psychiatriques, ou imposent des questionnaires médicaux stricts
- Comparez les indices de revalorisation : les rentes invalidité doivent être revalorisées annuellement pour ne pas perdre leur valeur face à l'inflation
- Vérifiez la définition de l'incapacité : certains contrats indemnisent l'incapacité à exercer votre profession spécifique, d'autres uniquement l'incapacité à exercer toute activité professionnelle, ce qui est beaucoup plus restrictif
- Comparez les délais de prise en charge : vérifiez si le contrat respecte des délais de traitement des sinistres raisonnables et examinez les avis d'autres travailleurs indépendants
Pour les auto-entrepreneurs dont l'activité implique des déplacements fréquents ou un travail physique, une garantie accidents de la vie professionnelle mérite d'être ajoutée au contrat de base. Renseignez-vous également sur la possibilité de moduler les cotisations en cas de baisse temporaire d'activité, une flexibilité appréciable pour les micro-entrepreneurs dont les revenus peuvent varier d'un trimestre à l'autre. Un courtier spécialisé en prévoyance TNS peut vous aider à comparer les offres du marché et à trouver le contrat correspondant à votre profil exact. Notre article sur les statuts et démarches du micro-entrepreneur rappelle les spécificités administratives de votre régime, utiles pour bien qualifier votre dossier auprès de l'assureur.
Coût et déductibilité fiscale de la prévoyance en 2026
Le coût d'une prévoyance auto-entrepreneur varie selon de nombreux paramètres : votre âge, votre état de santé, votre profession, le niveau des garanties souscrites, la franchise choisie et l'assureur. En 2026, une couverture de base couvrant uniquement l'incapacité temporaire avec une franchise de 15 jours peut démarrer autour de 30 à 40 euros par mois pour un auto-entrepreneur de moins de 35 ans. Une couverture complète incluant l'ITT avec franchise courte, l'invalidité permanente et le décès peut atteindre 80 à 150 euros par mois selon le profil et le niveau d'indemnisation souhaité.
| Profil | Garanties incluses | Franchise ITT | Fourchette mensuelle estimée |
|---|---|---|---|
| Auto-entrepreneur < 35 ans, profession non-physique | ITT seule | 15 jours | 30 – 50 euros |
| Auto-entrepreneur 35-45 ans, activité tertiaire | ITT + invalidité | 8 jours | 60 – 90 euros |
| Auto-entrepreneur 45-55 ans, activité mixte | ITT + invalidité + décès | 8 jours | 80 – 130 euros |
| Auto-entrepreneur > 55 ans, toutes activités | Couverture complète | 3 jours | 100 – 180 euros |
| Auto-entrepreneur artisan, activité physique | ITT + accidents + invalidité | 3 jours | 70 – 150 euros |
Concernant la déductibilité fiscale, les règles diffèrent selon votre régime. Pour les auto-entrepreneurs au régime micro (la grande majorité), les cotisations de prévoyance ne sont pas déductibles du chiffre d'affaires déclaré. L'abattement forfaitaire du régime micro (50% pour les prestations de service, 71% pour les ventes) est censé couvrir toutes les charges. En revanche, pour les auto-entrepreneurs ayant opté pour un régime réel d'imposition (BIC ou BNC réel), les cotisations versées dans le cadre d'un contrat loi Madelin sont déductibles du revenu imposable. La limite de déduction Madelin pour la prévoyance est calculée chaque année sur la base du PASS. En 2026, cette déductibilité peut représenter une économie fiscale non négligeable pour les auto-entrepreneurs aux revenus élevés. Pour suivre ces déductions et optimiser votre fiscalité, un outil comptable comme Pennylane simplifie considérablement la gestion. Consultez également notre article sur les déclarations de l'auto-entrepreneur auprès de l'URSSAF pour bien comprendre le lien entre vos cotisations et vos droits sociaux.
Conseil fiscal : déductibilité Madelin et impact réel
Si vous êtes au régime réel et que vous versez 100 euros par mois de cotisations Madelin prévoyance, soit 1 200 euros par an, votre économie fiscale réelle dépend de votre taux marginal d'imposition. À 30% de TMI, l'économie est de 360 euros par an, soit un coût net de la prévoyance de 840 euros annuels. Plus votre TMI est élevé, plus la déductibilité Madelin est avantageuse. En revanche, au régime micro, cette mécanique ne s'applique pas et la prévoyance reste une charge nette intégrale.
Souscrire une prévoyance auto-entrepreneur : étapes pratiques
La souscription d'une prévoyance auto-entrepreneur se déroule en plusieurs étapes simples mais qui nécessitent de rassembler les bons documents et d'avoir réfléchi en amont à vos besoins. Voici le déroulé habituel pour souscrire un contrat prévoyance individuel TNS ou loi Madelin en 2026.
- Évaluez votre besoin : calculez vos charges fixes mensuelles incompressibles, estimez vos indemnités CPAM potentielles et déterminez le montant d'indemnité journalière complémentaire nécessaire pour maintenir votre niveau de vie
- Comparez les offres : utilisez un comparateur en ligne spécialisé TNS ou faites appel à un courtier indépendant pour obtenir plusieurs devis personnalisés en fonction de votre profil, âge et niveau de garanties
- Vérifiez les exclusions : lisez attentivement les conditions générales du contrat, notamment les clauses d'exclusion, les définitions de l'incapacité et les délais de carence contractuels
- Complétez le questionnaire médical : la plupart des contrats exigent un questionnaire de santé. Répondez honnêtement : toute fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat au moment du sinistre
- Choisissez votre franchise : la franchise (3, 8, 15 ou 30 jours) conditionne votre cotisation mensuelle. Choisissez-la en fonction de votre capacité à vous autofinancer pendant cette période initiale
- Souscrivez et conservez vos documents : une fois le contrat signé, conservez précieusement la police d'assurance, les conditions générales et les coordonnées de votre assureur. Informez une personne de confiance de l'existence de ce contrat
- Déclarez votre sinistre rapidement : en cas d'arrêt de travail, prévenez votre assureur dans les délais prévus au contrat (souvent 5 à 15 jours) pour déclencher la prise en charge sans délai supplémentaire
La souscription la plus tôt possible dans votre parcours d'auto-entrepreneur est fortement recommandée. Les tarifs augmentent avec l'âge et certains risques de santé peuvent rendre la souscription plus coûteuse ou compliquer les formalités médicales. De plus, les délais de carence contractuels (souvent 3 à 12 mois pour certaines garanties) signifient que vous ne serez pas couvert immédiatement après la souscription. Anticiper est donc la meilleure stratégie. Pour une gestion globale de votre protection sociale en tant qu'auto-entrepreneur, notre article sur la retraite de l'auto-entrepreneur complète utilement ce guide en abordant l'épargne retraite, autre pilier essentiel de votre sécurité financière à long terme.
Pilotez votre budget prévoyance avec Indy
Indy vous permet de suivre vos cotisations sociales, de visualiser vos charges et d'intégrer le coût de votre prévoyance dans votre budget auto-entrepreneur. Prenez en main votre protection sociale dès aujourd'hui.
Questions fréquentes sur la prévoyance auto-entrepreneur
La prévoyance est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
Non, la prévoyance complémentaire n'est pas obligatoire pour les auto-entrepreneurs. Contrairement aux salariés qui bénéficient d'une prévoyance collective imposée par les conventions collectives, les micro-entrepreneurs sont libres de souscrire ou non une prévoyance individuelle. Cependant, compte tenu des lacunes de la couverture de base fournie par la CPAM en cas d'arrêt prolongé ou d'invalidité, la souscription d'une prévoyance est fortement recommandée par tous les professionnels de la protection sociale. La couverture de base reste insuffisante pour maintenir le niveau de vie en cas de sinistre grave.
Quelle différence entre la prévoyance et la mutuelle pour un auto-entrepreneur ?
La mutuelle santé (ou complémentaire santé) rembourse les frais médicaux que la Sécurité Sociale ne prend pas entièrement en charge : consultations, médicaments, optique, dentaire, hospitalisation. La prévoyance, elle, verse un revenu de substitution lorsque vous ne pouvez plus travailler à cause d'une maladie, d'un accident, d'une invalidité ou en cas de décès. Les deux contrats sont complémentaires et distincts. Un auto-entrepreneur avisé souscrit idéalement les deux pour être protégé sur l'ensemble des risques : frais de santé et perte de revenus.
Peut-on déduire les cotisations de prévoyance de ses impôts en tant qu'auto-entrepreneur ?
La déductibilité dépend de votre régime fiscal. Les auto-entrepreneurs au régime micro-fiscal (le plus courant) ne peuvent pas déduire les cotisations de prévoyance de leur chiffre d'affaires déclaré. L'abattement forfaitaire du régime micro remplace toutes les déductions de charges réelles. En revanche, si vous avez opté pour un régime réel d'imposition (BIC ou BNC réel), les cotisations versées dans le cadre d'un contrat loi Madelin sont déductibles du revenu imposable dans des limites fixées annuellement en fonction du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale.
Quel est le meilleur moment pour souscrire une prévoyance auto-entrepreneur ?
Le meilleur moment est dès le début de votre activité d'auto-entrepreneur. Plus vous souscrivez tôt, plus les cotisations sont faibles (les tarifs augmentent avec l'âge) et plus les délais de carence contractuels sont franchis rapidement. Attendre d'avoir un problème de santé peut compliquer ou renchérir la souscription. De plus, certaines garanties comme la couverture des affections psychiatriques ou dorsales peuvent être exclues si vous avez des antécédents. Souscrire en bonne santé, jeune, est la stratégie la plus avantageuse financièrement.
Comment les indemnités journalières de prévoyance se cumulent-elles avec celles de la CPAM ?
Les indemnités journalières versées par votre assureur prévoyance complémentaire s'ajoutent aux indemnités journalières de la CPAM. Il n'existe pas de règle de non-cumul entre les deux. La prévoyance complémentaire est précisément conçue pour venir en complément du régime obligatoire. Le montant cumulé ne doit pas en théorie dépasser 100% de votre revenu de référence pour certains contrats, mais les modalités varient selon les assureurs. Vérifiez les conditions de votre contrat sur le cumul possible avec les prestations de la Sécurité Sociale.
Que se passe-t-il si mon activité génère peu de revenus : puis-je quand même bénéficier de la prévoyance ?
Si votre chiffre d'affaires est faible, deux aspects sont à considérer. D'abord, vos droits CPAM aux indemnités journalières dépendent d'un seuil minimal de revenus déclarés : en dessous, vous n'avez pas ou peu de droits à la CPAM. Ensuite, votre assureur prévoyance complémentaire peut plafonner ses indemnisations à un pourcentage de votre revenu de référence, ce qui réduit l'indemnité en cas de faibles revenus. Dans ce cas, une prévoyance avec un montant d'indemnité journalière modeste mais adapté à votre situation réelle est préférable à une couverture théoriquement élevée mais plafonnée par vos revenus réels.
La prévoyance couvre-t-elle les accidents survenant en dehors du travail ?
Cela dépend des garanties souscrites. La plupart des contrats de prévoyance TNS couvrent l'incapacité temporaire quelle qu'en soit la cause, qu'il s'agisse d'un accident de la vie privée, d'une maladie ou d'un accident professionnel. Certains contrats proposent une garantie accidents de la vie (GAV) comme option ou incluse dans le pack de base. Vérifiez les conditions générales du contrat pour vous assurer que la couverture s'étend bien aux accidents extra-professionnels, car certains contrats moins complets peuvent limiter la couverture aux seuls arrêts d'origine professionnelle.
Articles recommandés





